Mercredi 29 juin 2011
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En 1949 paraissait en France un lire intitulé "J'ai choisi la liberté - La vie privée et publique d'un haut fonctionnaire soviétique", de Victor Kravchenko. Ce livre fut l'occasion de débats très
violents entre les communistes et leurs satellites français (Aragon, Sartre et quelques autres) et ceux qui étaient revenus du système soviétique (notamment Margarete Buber-Neumann, veuve du chef
du PC allemand avant la guerre).
Ce témoignage de l'intérieur avait le grand tort de montrer l'inanité et la dangerosité du système communiste. Kravchenko fut évidemment traîné dans la boue par les défenseurs du système
stalinien (il était un alcoolique, un espion à la botte de la CIA, un lâche...) qui au final l'assassinèrent (sans doute) 20 ans plus tard sur le sol américain (comme auparavant Trostky au
Mexique).
Il est certes difficile de faire un parallèle avec la situation actuelle. En effet le communisme s'est effondré dans le monde et quelques ilôts de résistance (Corée du Nord, Cuba, la France) ou
quelques pays ayant accomodé le communisme à la sauce capitaliste (Chine) ne peuvent redonner du lustre à cette doctrine ne sachant produire que de la misère, de la médiocrité, de la violence
politique et la guerre.
Le communisme est donc enterré mais pas ses thuriféraires qui nous expliquent benoîtement que leur socialisme serait différent, au service de l'homme, généreux avec le peuple, équitable avec
tous, bref un paradis sur terre comparé à l'enfer capitaliste que subit l'humanité. Le problème est que le socialisme et le communisme n'ont jamais donné le moindre résultat positif dans aucun
pays, sur aucun continent. La règle est invariable : un rapide écroulement économique (et l'URSS s'est avant tout écroulée économiquement et techniquement dans les années 70), la révolte du
peuple qui n'arrive plus à manger et parallèlement les commissaires politiques chargés de ré-éduquer les masses, de remettre les récalcitrants dans le droit chemin.
Évidemment les brave âmes généreuses en France jurent grand dieux que leur socialisme ne serait pas ainsi, qu'il amènerait la prospérité, le bonheur, le plein emploi, la santé, l'éducation, bref
les lumières (comme disait autrefois J. Lang). Le socialisme s'appuyait sur Descartes et J-J. Rousseau, aujourd'hui dans un monde incertain et chaotique il ne peut plus éclairer quiconque. (Une
économie planifiée, non ouverte, s'écroulerait en quelques semaines).
Mais nos "camarades" piochent dans le rayon socialiste ce qui leur va : la justice sociale, la culture, le don de soi... Tout en oubliant le pendant inéluctable : la ruine économique, la
médiocrité généralisée (relire M. Kundera), la surveillance policière de tous les instants (voir "le goût des autres"), la propagande incessante, la fermeture des frontières (on ne peut quitter
son pays puisque c'est le paradis socialiste).
Il y a quelques semaines, un ami me dit, en paraphrasant V. Kravchenko, j'ai donc choisi la liberté. "J'étais de gauche durant 20 ans et j'ai pu voir le socialisme à l'oeuvre, en action, au sein
d'une petite armée soviétique appelée Education nationale. J'ai vu une organisation inefficace, figée, perclue de défauts, cassant toutes les ardeurs et les bonnes volontés, un système promouvant
la médiocrité et le j'menfoutisme où le goût de l'effort, l'émulation et la performance sont niés ou dévalorisés.
Pour toutes ces raisons et bien d'autres, j'ai choisi la liberté, j'ai démissionné il y a quelques années (les "résistants"qui sabotent les réformes et critiquent leur ministère tout en tendant
la main le 27 de chaque mois m'amusent)."
Je souhaite à tous ceux qui ouvriront les yeux de trouver leur propre voie loin de cette gauche qui n'inspire plus que les naïfs mais tente toujours d'attirer le chaland désoeuvré avec ses vieux
concepts de solderie des XIX et XX ème siècles.